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Depuis 2015, la République Démocratique du Congo s’est dotée d’un Plan National de Développement Sanitaire (PNDS),

pour la période allant de 2016-2020. Son objectif général consiste à contribuer à l'amélioration de l'état de santé de façon à permettre à tous, de vivre en bonne santé et promouvoir le bien-être de tous à tout âge dans le cadre de la couverture sanitaire universelle. Des cibles des Objectifs de Développement Durable (ODD)ont été identifiées et les indicateurs d’impact y relatifs.

Ainsi, la stratégie d’intervention pour atteindre les objectifs et les cibles de ce PNDS 2016-2020 repose sur trois principaux axes stratégiques. Il s’agit de : développement des Zones de Santé (ZS) et continuité des soins ; appui au développement des ZS ; renforcement de la gouvernance et du pilotage du secteur.

Pour mettre en œuvre cette stratégie d’intervention, le Ministère de la santé Publique a estimé les dépenses du secteur de la santé à 1 613 013 595 710,5 USD en 2016 et 1 728 327 214 372,3 USD pour l’année budgétaire 2017.

La présente analyse démontre comment le Gouvernement a élaboré et exécuté le budget en 2016 et 2017 du secteur de la santé pour l’atteinte des objectifs fixés dans le Plan National de Développement Sanitaire.

 

Allocation et exécution du budget

 

En 2016 tout comme en 2017, le budget voté par le Parlement pour les dépenses de la santé publique a été de 366 055 338 403 ou 252 104 227,55 USD. En deux ans, le budget voté du secteur de la santé a été estimé à 504 208 455,10 USD. Les crédits votés par rubrique pour le Ministère de la Santé Publique présentent une prédominance des rubriques Rémunérations (44,79%) et Investissements sur Ressources Extérieures (31,36%) ; les autres rubriques ont été votées à moins de 10% dont la rubrique Investissements sur Ressources Propres (5,69%).

L’ODEP note que les rubriques qui touchent directement à l’amélioration de la santé de la population ont connu des allocations très faibles, notamment : Subvention aux ex-BPO (0,30%), Subvention aux Organismes auxiliaires (1,18%), Investissement sur transfert aux Provinces et ETD (6,59%), Investissements sur Ressources Propres (5,69%), Interventions Économiques, Sociales, Culturelles et Scientifiques (1,12%) et Contrepartie des Projets (2,16%).

Cependant, l’exécution révèle que sur une prévision de 732 010 676 806 FC ou 504 208 455,10 USD, les dépenses du secteur de santé ont connu un paiement de 438 916 422 053,83 FC ou 302 284 037,22 USD soit un taux d’exécution de 59,9%. En observant les dépenses par rubrique, on note que le Gouvernement n’a pas décaissé les fonds nécessaires pour le paiement de contrepartie des projets. Entre 2016-2017, cette rubrique a connu aucun paiement. Ce non-respect des engagements pris a bloqué certains appuis des PTF au secteur de la Santé. Les rubriques : interventions économiques, sociales, culturelles et scientifiques ; Fonctionnement des Ministères, Investissements sur ressources extérieures et rémunérations sont en sur-exécution (236,53% ; 123,72% ; 116,33% et 104,18%). Les dépenses de rémunération sont celles le mieux payées par le Gouvernement à hauteur de 80%.

 

Les investissements sur ressources extérieures, c'est-à-dire l’apport des PTF, connaissent une exécution de 116,33%. Cela démontre qu’en 2016 et 2017, les partenaires extérieurs ont fourni un apport essentiel au secteur de la Santé et qui doit être soutenu et consolidé. Cependant l’intervention du Gouvernement ne s’est limitée qu’à 14,34% sur les prévisions au titre d’investissements sur ressources propres.

C’est ainsi, la RDC connait une faible proportion (2%) de la population couverte par un mécanisme de partage des risques lié à la maladie.

 

Les ménages supportent à 42% les dépenses de la santé

 

Selon le Ministère de la santé Publique, cette mauvaise politique de financement du secteur a pour conséquences : comme dans le secteur de l’éducation les ménages assurent le financement du secteur à hauteur de 42%; l’administration publique à 14% ; les bailleurs bilatéraux (12%) et multilatéraux (27%).

 

Mauvaise imputation des dépenses entre services de l’Etat

 

En exploitant l’Etat de Suivi Budgétaire des dépenses de la Santé de 2016 et 2017, l’ODEP note que plusieurs services ont connu le dépassement dans l’exécution du budget, notamment Appui aux structures spécialisées, 380,85% ; Programme Élargie de Vaccination, 344,36% ; Appui aux hôpitaux généraux de référence, 219,03% ; Cabinet du Ministre, 208,07% ; Programme National de Promotion de la Médecine Traditionnelle et des plantes Médicinales, 174,84% ; Hôpital Général de Makala, 103,25%.

 

Au même moment, certains services importants concourant à l’amélioration de l’état de santé de la population, à la bonne gestion de l’administration  et au fonctionnement optimal  du secteur n’ont pas connu la  libération de leurs crédits(Pharmacie, Médicaments et Plantes Médicinales (0%), Lutte contre les maladies(0%), Développement des Soins de Santé Primaires (0%), Enseignement des Sciences de Santé (0%), Laboratoires (0%), Gestion du partenariat (0%), Équipement et matériel médicaux sanitaires(0%), Divisions provinciales (0%), Centre de Santé de Konzo Kibambi (0%), Projet de recherche Sida (0%), Centre de Rééducation des Handicapés Physiques de Kinshasa(0%), Programme National des Comptes Nationaux de la Santé (0%). Alors que, chaque année en RDC, il survient au moins une épidémie et de mouvement de grève des Agents.

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